 
Il est un peu un être à part dans le monde de a descente marathon et de l’enduro. L’un des rares crosseurs à avoir parfaitement réussi sa mue dans cette nouvelle discipline. Régulièrement placé à travers les épreuves de la planète, Greg Doucende gagne pourtant rarement. Mais pour ce spécialiste en physiologie, il suffirait d’une seule victoire pour combler son bonheur. Troisième l’an passé, il croit en ses chances.
On ne t’a pas beaucoup vu courir récemment. Etait –ce voulu ?
C’est vrai que l’on ne m’a pas beaucoup vu. Ma dernière épreuve était Kielder (il termine deuxième à deux secondes de Clementz) au mois de mai. Avec mon boulot à la Faculté d’Avignon au laboratoire de physiologie où je suis en première année de thèse, ce n’était pas évident de courir. J’ai eu pas mal de boulot ces derniers temps et j’ai donc préféré me concentrer sur ma préparation pour la Mégavalanche.
Le fait de ne pas courir implique forcément de ne pas avoir de repère par rapport aux autres. Est-ce dur à gérer ? Pour l’instant, le peu de repère que j’ai eu jusqu’à présent ont été bons. Je me sens bien à l’entraînement, sur le vélo, je pense que ça va. Si l’on regarde René Wildhaber (quintuple vainqueur de l’épreuve) il ne fait quasiment qu’une seule course par an et il arrive à être devant. De courir tous les week – end n’est pas forcément une bonne chose pour préparer un évènement comme la Méga.
Tu as progressé à chacune de tes participations jusqu’à terminer à la troisième place l’an passé. Débarques tu avec plus de pression ?
Si on part en étant sur de gagner cette course, c’est presque se condamner à partir à la faute. Il y a trop d’incertitudes. Il ne faut rien avoir à se reprocher. Le bonhomme est prêt, le matériel est prêt et de toute façon je n’ai pas mis longtemps à m’adapter à un tel vélo. Après il y a toujours une partie de chance.
Qu’est –ce que représenterait une victoire pour toi ici ?
Je suis relativement jeune et je pense plutôt que ce serait le début de quelque chose. Si je gagnais samedi, quoi qu’il arrive par la suite, la saison serait réussie !
Il est toujours difficile de ressortir des favoris pour une telle couse, mais selon toi, quels sont les pilotes qui pourraient se partager la victoire ?
Il y a bien entendu René (Wildhaber), encore et toujours ! Je pense que Jérôme Clementz est très fort cette année. Après il ne faut pas enterrer un gars comme Alex Balaud qui a de l’expérience, après il ne faut pas oublier Rémy (Absalon) et Franck (Parolin). J’espère que je serais dans le coup. En gros on est cinq à pouvoir gagner.
Photos Manu MOLLE et Pierre THOMAS@salomon
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