 Participer à un Championnat du Monde était pour moi un objectif depuis quelques années. Je me réjouissais de cette course et tenais à mettre tout en œuvre pour être au mieux le samedi 5 juillet. Comme ni Marielle Saner, ni Alex Moos, ni moi-même ne connaissions le parcours, nous sommes partis déjà
mardi soir avec le camping car et le bus mécanique du team Bikepark.ch en
compagnie de son manager Jean-Christophe Guinchard. Après une nuit tourmentée sur une aire d'autoroute près de Milan où quelqu'un a essayé de braquer pendant que nous dormions, nous sommes enfin arrivé à Villabassa.
Nous avons de suite goûté au climat des Dolomites où se forment souvent des orages sur leurs pointes dans l'après-midi et essuyer une première averse en guise de bienvenue. Nous avons néanmoins pu reconnaître l'ensemble du parcours entre mercredi, jeudi et vendredi à une erreur de lecture de carte prêt et goûter aux Apfelstrudel pour les 4h. Dès vendredi après-midi, nous nous sommes gentiment mis dans la course avec la préparation finale des vélos, le massage et l'organisation des ravitaillements. Le samedi, nous étions donc parés et prêts à tout casser ! J'ai toujours de la peine à dire quel est l'état de ma forme avant d'être en course. C'est clair que j'avais le ventre encore plus noué que d'habitude. Quoiqu'il en soit, je suis bien partie et ai pu suivre le rythme du groupe de tête jusqu'à la première des bosses. Après les choses se sont gâtées. J'ai été très vite larguée bien que sur le papier le tracé qui comportait des longues bosses entrecoupées de sections en haut en bas aurait dû me convenir. Mon moral a baissé en même temps que les kilomètres avançaient et que des douleurs quasi intenables me laceraient le bas du dos. Mais j'étais aux Mondiaux et il était clair que je n'allais pas abandonner. Je voulais terminer ! Je finis 19e au final alors que j'aurai pu prétendre au minimum à un top 15 et j'avais toute l'infrastructure pour y arriver.
Le corps en a décidé autrement. C'est la dure loi de la course d’un jour qui a parlé. Ceci dit, rien à dire au niveau de l'organisation et des spectateurs nombreux surtout sur la fin. C'était une très bonne idée d'avoir couplé les Mondiaux avec la course populaire du Dolomiti Super Bike car de nombreux fans ont pu voir la course le samedi et y participer eux-mêmes le dimanche. On aurait souhaité un tracé plus technique mais le parcours était vraiment difficile physiquement et à la mesure d'un Championnat de cette envergure. La région est accueillante malgré les caprices orageux et de ne jamais savoir si on doit parler allemand ou italien. On y reviendra peut-être une fois. Sur ce, bon ride à vous et à une prochaine peut-être.
Photos Gary PERKIN
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