.jpg) On appellera ça un excès de confiance… Alors que tous les pilotes se battaient à grand coup de centièmes, le chrono venait de rendre son verdict : près de 6 secondes d’avance pour l’Australien volant. Ca sent sérieusement la punition et surtout, un troisième titre mondial d’affilée pour Sam Hill.
Battu à Vallnord et Fort William, le pilote Iron Horse ne pouvait pas laisser échapper la victoire. Les milliers de spectateurs présents dans l’aire d’arrivée aperçurent alors un boulet de canon à l’entrée du schuss. Mais l’homme arriva trop vite. « Il a bien du sauter quatre mètres plus loin que les autres » observent certains. A la réception, il manque de partir dans le décor mais rattrape le coup comme il peut. C’est gagné. Enfin presque. Dans l’un des ultimes virages relevés, il part définitivement à la faute. Au revoir le titre mondial.
Alors qu'avant le début de la saison, on l’imaginait presque au dessus du lot, le voilà dépossédé de son plus grand bien. Et récupère le titre pas franchement glorieux de champion du monde du temps intermédiaire. Mais Hill paye peut-être pour son attitude du début de saison. En méprisant sa concurrence, il a attisé la colère de certains pilotes. Sur les podiums, il ne daigne même pas avoir un regard pour les autres pilotes, avant les départs, alors que les descendeurs ont tous un protocole bien strict d’échauffement, lui nargue son monde en pédalant « comme une mémé sur son home trainer » s’était un jour marré Julien Camellini. Et surtout, annoncé qu’il allait remporter toutes les étapes de la Coupe du monde n’a pas été au goût de tout le monde…
Mais Val Di Sole aurait aussi très bien pu être la première victoire de Steve Peat en Championnat du monde. Le vétéran anglais a signé une descente sans faute. Et suite à la chute de Hill, il se retrouvait enfin tout prêt de réaliser un vieux rêve. Surtout que le matin, son protégé Josh Bryceland avait enfilé la mythique tunique. Pas moyen de se faire chambrer par le gamin.
Mais malheureusement pour Peaty, ce ne sera pas pour cette année. En début de saison, l’anglais qui est en fin de contrat avec Santa Cruz avait annoncé que 2008 ne serait pas sa dernière saison, il sera donc au départ l’an prochain à Canberra. Pour rêver d’arc-en-ciel. Et pour le titre mondial alors ? Meilleur temps de la manche de placement, Gee Atherton n’a pas flanché…
En tête à tous les temps intermédiaire, le pilote Animal Començal qui n’avait remporté avant cette saison qu’une seule étape de la Coupe du monde est devenu champion du monde à 23 printemps ! « Il a super bien roulé toute la semaine.
Tous les matins, il était le premier sur la piste, le premier sur le vélo. Il est devenu très pro et ça paye » notait Fabien Barel, finalement cinquième de ses Mondiaux. La notoriété ne devrait pas être un problème pour Gee Atherton. Histoire de ne pas être ébloui par les flashs des photographes, l’homme n’a même pas daigné quitter ses lunettes de soleil dans la salle qui abritait la conférence de presse…. Bienvenue dans le star system façon Atherton. Et où l’humilité devant la performance reste un vague concept.
Pour le clan français, même si le tir groupé montre la solidité d’un groupe (Barel 5e, Pascal 7e, Cemallini 8e et Pedemanaud 9e), l’équipe de Manu Huber repart sans breloque en élites. Pour Barel, vice – champion du monde l’an passé : « Quand j’ai vu que Fabien Pedemanaud était à trois secondes de moi, j’ai su que ça serait dur pour une médaille. Je suis à mon niveau, j’ai fait une bonne descente, il n’y a pas grand-chose à regretter. Cette course était un gros objectif, je vais maintenant rentrer à la maison pour me ressourcer. Dans deux semaines je participerai à la Coupe de France des Orres avant les Championnats de France», notait le sudiste. Depuis trois ans, aucun tricolore ne s’est imposé sur une épreuve internationale en descente. Mais à force de tourner autour, les Français devraient finir par trouver la faille. Et dans cette saison olympique, les descendeurs ont à peine entamé les choses sérieuses. Vite, la suite...
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