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 Enfin l'heure de Mickaël Pascal  (22-07-2008 à 13:51:31)

Onze ans après son titre juniors, Mickaël Pascal profite des conditions difficiles pour s’emparer enfin du titre national chez les élites. Julien Camellini est deuxième alors que le Champion d’Europe, Florent Payet prend la médaille de bronze.

Enfin l'heure de Mickaël Pascal Enfin l'heure de Mickaël Pascal Finalement il n'aura pas vu le temps passer. Douze années à courir sur la planète descente. Douze années à parcourir le monde, à découvrir de nouveaux horizons. "J'ai débuté en 1996, ça commence à faire une paire d'années". Mickaël Pascal, c'est l'histoire d'un petit gars des montagnes d'Aussois débarqué un jour d'été sur les épreuves de descente avec juste un contrat magasin en poche. Et ce jeune pilote que personne ne connaissait et qui roulait sur un Sunn Radical Plus torcha la plupart des pilotes professionnels du team. Même Nicolas Vouilloz, alors patron incontestable des dénivelés négatifs failli perdre la face sur des Championnats de France 1997 chaotiques aux Ménuires... 

Sa carrière était lancée. Depuis, Mickaël Pascal n’a jamais quitté la scène. Mais l’homme gagne rarement. Par quatre fois il monta sur le podium des Championnats du monde (1998 à 2000 puis 2003) mais hormis en juniors, il n’a jamais remporté le titre mondial. Mais ce métronome voit une première fois sa carrière ralentir en 2004. Blessé, il doit dire adieu aux Mondiaux des Gets. Idem la saison suivante. Il ne retrouvera sa place en Equipe de France en 2006 aux Mondiaux de Rotorua. Certains le croient perdu pour le haut niveau. Incapable de retrouver le haut niveau. C'était mal connaître ce montagnard. Après trois ans chez Qbikes, il retrouve cet hiver les espagnols de MSC "j'ai juste signé pour une année", confie t-il. Aux Mondiaux, il prouve qu'il est resté un excellent technicien en terminant à la 7e place. Deux semaines plus tard, Mick remporte la première étape de la Coupe de France, trophée qu'il a déjà enlevé en 2006. Mais il était écrit que cette saison 2008 devait être un peu spéciale pour lui. Alors qu'il ne participera pas à la tournée canadienne en Coupe du monde "l"équipe n'a pas de budget" explique t-il, il doit consacrer son été aux épreuves nationales. 

Enfin l'heure de Mickaël Pascal Enfin l'heure de Mickaël Pascal A Serre Chevalier, il laisse le meilleur temps du chrono à Julien Camellini. Les deux hommes n'ont jamais été champion de France chez les élites et se verraient bien parader une année durant en tricolore. Mais alors qu'il n'avait pas tombé une goutte de pluie durant les Championnats de France, l'orage s’invite sur les cimes des hautes alpes. La piste déjà longue se retrouve transformée en un véritable chantier. Tiens donc, comme il y a onze ans aux Ménuires. Là ou tout à commencé pour mister Pascal. Malade toute la semaine avant la course, Florent Payet quand même tenu à s'aligner au départ de la manche de placement, dans le but de pouvoir prendre le départ de la finale. Avec un temps moyen, il s'était élancer bien plus tôt que la plupart de ses autres camarades. Le temps du champion d'Europe de l'équipe Subaru restera longtemps que la marque de référence... Jusqu'au passage de Mick Pascal. 

Enfin l'heure de Mickaël Pascal Mais derrière la ligne, le vététiste de l'équope MSC a du mal à se satisfaire de son temps : "Je n'ai pas très bien roulé. En plus j'ai eu du mal à enlever mon tire off (verres de masque jetable). Je ne sais pas si cela va suffire."  Même Julien Camellini ne parviendra pas à faire mieux. Après deux années sur les épaules de Barel, le titre national part donc pour un bail d'une année sur les épaules de Pascal. L'équipe Subaru réalise une bonne journée avec la troisième place de Florent Payet : "Vu dans l'état où j'étais cette semaine, je suis content de terminer sur le podium" mais aussi avec la quatrième place de Damien Spagnolo. Fabien Pedemanaud termine à la 5e place, juste devant Cyrille Kurtz qui après pas mal de galères commence à retrouver les hauts de classements. Une semaine après son titre européen, Rémi Thirion conserve son titre national chez les juniors. 



Photos Julien BARETY pour www.universalbikeracing.com


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