 Maintenant que les championnats du Monde sont passés, de quelle manière as-tu programmé la suite de ta saison ?
« J’ai fait une grosse pose après les championnats du Monde. En fait, cette saison est coupée en deux parties, la seconde commence à peine. Dans le mois qui suit, ça s'enchaine tous les week-ends avec les championnats d’Europe et les championnats de France à la suite. On continue par les deux coupes du Monde au Canada (Mont Sainte-Anne et Bromont). Le mois de juillet est donc très chargé, ça va être dur de garder un haut niveau tout le long de cette période. Mais bon, on a bossé avec mon entraîneur Jean Baptiste Wiroth pour avoir un pic de forme progressif ; ce ne sera pas évident d’être au top aux Europe mais on verra. Ensuite il reste deux Coupes de France (Oz en Oisans et Montgenèvre) et la Coupe du Monde en Australie (Canberra) et en Autriche (Schladming). La fin de saison va vite arriver ». 
Ton principal objectif était les championnats du Monde, n’es tu pas trop déçu de ta cinquième place ?
« Déçu, non car j’ai roulé à 100% ce jour là. Oui l’objectif était d'être champion du monde et je termine à la cinquième place. On avait travaillé pour avoir un pic de forme aux Mondiaux; mais on a pris un peu du retard. Il ne m'a pas manqué grand-chose. Mais aujourd’hui la victoire se joue à la prise de risque. Désormais, on est cinq ou six à pouvoir gagner. Moi j’ai préféré jouer la sécurité aux reconnaissances et arriver entier le jour de la course. Peut-être est-ce une erreur, je ne sais pas...La piste de Val Di Sole était très engagé. Notre sport se joue à trois fois rien et il ne manquait pas grand chose. Les deux fois où j’ai remporté le titre mondial, ça s'est joué à moins d'une seconde . Là, je suis cinquième à quatre secondes, ça fait moins d’une seconde par minute sur la descente, ce n'est rien… ».
Tu es tenant du titre de champion de France, tu vas certainement vouloir garder ce maillot ? « Bien sûr, cela reste un bel objectif. Surtout lorsque l’on voit qu’aujourd’hui quatre français dans le top 10 mondial (Julien Camellini, Florent Payet, Fabien Pedemanaud et Fabien Barel ndrl) plus Mickaël Pascal et Damien Spagnolo qui a prouvé qu’il peut être présent sur de beaux évènements. Sept champions possibles … ça va être un très très beau championnat de France ».
Propos recueillis par Berengère Boes, correspondance spéciale aux Orres
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