Jeux Olympiques : “Je n’ai qu’une hâte, rentrer chez moi…"
Quatre années de boulot envolés en quelques minutes. Premier passage dans le Rock Garden, cette nouvelle section installée au printemps dernier, un pneu crevé et les rêves qui s’écroulent. Julien Absalon et ne reverra jamais pas la tête de course. Il passe la ligne à une cinquantaine de secondes du trio de tête mais la tronche n’y est plus. Il rêvait d’un truc grand, un truc fort : devenir le premier athlète français champion olympique une troisième fois d’affilée. Il repart de Grand Bretagne avec des bleus à l’âme qui mettront du temps à s’envoler : “Quand je suis passé sur la ligne et j’ai vu le panneau d’affichage avec la 25e position à 55 secondes de retard, je me suis démobilisé. Les chances de médailles étaient impossibles.” Malgré la douleur de cet abandon, il fait face à la presse. C’est aussi là que l’on reconnait la grandeur d’un homme, quand il fait face à l’adversité. Et assume son destin. “C’est le pire scénario que je pouvais imaginer. Je m’étais dit : tout sauf un problème mécanique. Une mauvaise journée j’aurais pu l’accepter, un jour sans aussi… Me faire battre aussi, j’étais préparé à tout ça. Mais un ennui mécanique qui me prive de défendre mes chances, ca va être difficile à encaisser…” Il essaye de trouver des solutions, mais il n’y pas d’issue : “On a du faire cent tours de circuit en deux ans. Je n’ai jamais crevé… Pourquoi ici ?” Alors que Schurter - Kulhavy et Fontana se bagarrent en tête, Julien n’arrive plus à se projeter : “Je ne sais pas ce que je fais. Soit j’arrête la saison ici, soit je vais aux Mondiaux pour me venger… Là, je n’ai qu’une hâte, c’est d’en finir avec mes obligations et de rentrer chez moi…” Son avenir, il s’écrira sous les couleurs BMC. Certes, il ne réfute plus aussi catégoriquement sa présence à Rio dans quatre ans, mais si d’aventure Londres devait être sa dernière olympiade, Absalon ne méritait pas une telle sortie.Photos www.sebastienboue.com
Le 12-08-2012 à 21:40:57, vue 5115 fois

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