.jpg) Ce n’était pas forcément la plus grande course de la terre. Mais il s’en fout. Il a gagné : « Ca fait un moment que j’y courais après. Je me suis retrouvé avec des Colombiens et des Mexicains et j’au réussi à sortir à 200 mètres de l’arrivée. L’étape se terminait avec une grosse bosse à monter… » Il y a quelques jours, Miguel Martinez est allé chercher bonheur au Canada, au tour de Beauce.
Le coureur de l’équipe Amore e vita a remporté sa première course sur route chez les professionnels. Mais depuis son retour, il a posé le vélo de route avec un seul objectif : les Mondiaux marathon. « J’ai roulé pas mal en VTT vers chez moi sur les sentiers techniques (il réside dans le Var). Et vu que je veux rattraper le temps perdu, j’ai réussi à tomber. Mais ça va, rien de cassé. » Aussi tôt rentré, l’homme a pris la direction du Tour de l’Ain.
Et sur une étape assez roulante, Martinez a bien manœuvré pour enfiler le premier maillot de leader de la course rhonalpine. Mais alors qu’il n’est toujours pas fixé sur son avenir pour la saison prochaine («Je cherche une équipe Pro Tour sur la route mais je n’ai pas de contact. Je vais finir par croire que je suis trop vieux. ») il sera pour la première fois de sa carrière au départ des Mondiaux marathon la semaine prochaine à Villabassa. La dernière fois que Miguel avait porté le maillot de l’équipe de France, c’était en 2005 à Livigno.
Et là, les objectifs sont clairs : « La victoire ou au pire, une médaille. » Même la participation de Christoph Sauser, le vainqueur sortant et tout frais champion du monde de cross country olympique ne l’effraie pas : « Julien (Absalon) m’a dit qu’il était fort. On verra bien.» En mars, l’homme caracolait en tête de la Coupe du monde en Turquie avant qu’une crevaison ne l’arrête. Et en Italie, il devra conjuguer ses efforts avec Thomas Dietsch, le numéro un mondial de la longue distance…Et si les deux hommes réussissent à faire cause commune, on pourrait bien voir un français sur le podium des Mondiaux marathon !
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