 Que l’affaire était mal engagée. Un accrochage en début de course avait coûté cher à Fabien Canal. Le Franc – Comtois, premier relayeur, bouclait son tour en treizième position. Derrière, Victor Koretzky replaçait la France dans le top huit avant que Julie Bresset ne remonte en 3e position. Devant, le Canada et les Pays – Bas avaient lâché leur cartouche. Mais Marotte pouvait se méfier de Nino Schurter. Le Suisse ne reprendra rien à l’Alsacien. Comme en 2008 (mais avec une équipe entièrement renouvelée), la France signe un grand chelem sur le relais en remportant le titre européen et mondial. Victor Koretzky, seulement junior premier année n’en revenait pas : « C’est le rêve ! J’ai gagné le championnat de France avec le Languedoc puis les Europe et maintenant le titre mondial ! Je n’en demande pas plus, c’est exceptionnel. Je n’ai pas fait d’erreurs et j’ai réussi à bien remonter jusqu’à la dernière bosse avant de passer le relais à Julie. » La vainqueur de la Coupe du monde voulait à tout prix creuser l’écart sur Schneitter, ce qu’elle a fait : « J’avais les filles en point de mire. Quand j’ai rattrapé Schneitter, je pensais à Max. Il fallait un maximum d’écart avec elle. On était là pour gagner ! Et quand Max part, je me suis dit que ça pouvait le faire. » Il émanait une vraie fierté d’Yvon Vauchez, le patron des bleus : « Ils ont été à la hauteur de l’événement, chacun à leur niveau. Après le problème mécanique de Fabien, ils sont tous restés concentrés. Ce titre possède une saveur particulière. Ils sont chez eux, ils avaient l’équipe type avec Schurter. C’est une équipe d’étoile ! » Une fois descendu du podium, Maxime Marotte avait du mal à réaliser : « Quand je suis parti avec vingt secondes sur Nino (Schurter), je savais qu’il ne reviendrait pas. Victor a été énorme, Julie est énorme tous les week-end et moi je devais finir le travail.» La France a définitivement lancée son mondial.
Photos Julien BARETY
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