Il faut retenir une chose : dans cette épreuve si particulière du relais, la tactique prend toujours une place énorme dans la réussite du groupe. Il ne suffit pas de posséder de grosses individualités pour espérer enfiler le maillot irisé. Pour preuve, les champions du monde italiens possédaient certainement le plus gros effectif avec Fontana, Lechner,Kerschbaumer et Vieider. Ils ne terminent qu’à la 5e place. Champions du monde en 2008 et troisième l’an passé, les tricolores avaient les moyens de grimper sur le podium. Ils devront se contenter de la 4e place. Fabien Canal, en première position, avait fait son travail en positionnant la France en 6e place, à 30 secondes de la tête de course : « Je suis content. J’ai gardé les « gros » derrière moi comme Kulhavy ou Fumic jusqu’au milieu de la bosse ». Julien Trarieux avait pour mission de maintenir la France dans le bon groupe. Mais le junior niçois valdingua dans le décor : « Je n’ai rien compris, j’ai déclipsé la pédale et je suis passé par-dessus le vélo.» Cédric Ravanel s’élance. Le pilote Lapierre réussi à replacer les bleus en tête mais confie : « J’ai été pas mal gêné et je pense que j’ai perdu du temps. » Cécile, son épouse s’élancera avec 1’15’’ d’avance sur l’Allemagne. Ce ne sera pas suffisant. La pilote Lapierre se battra jusqu’au bout mais ne pourra accrocher la roue de Paprstka, le dernier relayeur tchèque qui prend la bronze. Cédric Ravanel commente : « Nous n’avions pas la bonne tactique de course. Je pense que j’aurais du terminer. » Yvon Vauchez, le patron du groupe, pose son analyse : « Nous voulions rester dans le même état d’esprit que la saison passée en faisant partir les garçons devant et en espérant que ça tienne pour Cécile. Ca avait fonctionné à Canberra. Cette fois nous avons manqué d’un peu de réussite. » Les juniors françaises entrent en lice désormais à 14 heures.
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