Ce matin, Mickaël Bouget son entraîneur, était confiant. « Je l’ai vu hier à l’arrivée de l’étape et il était bien, pas entamé. Je ne sais pas s’il peut remporter le général mais la victoire au Faron est possible. » L’homme ne s’est pas beaucoup trompé. Aujourd’hui, sur les pentes qui dominent la Rade de Toulon, le vice-champion olympique de cross-country a réalisé un véritable festival. Et il n’est pas passé très loin de sa première victoire chez les professionnels. Le coureur d’AG2R la Mondiale est le premier à prendre la poudre d’escampette, mais : « Je savais que l’écart se réduisait. Alors à un moment j’ai préféré me relever pour rouler avec Moncoutié. C’est vrai, je pense que j’en ai peut-être un peu trop fait mais c’est la vie. J’aurais préféré me faire larguer à une borne du sommet. Ca aurait été moins frustrant. Mais bon, je suis content. Favori pour le Tour du Haut-Var ? Ben non, il y aura Moncoutié qui sera là », répond t-il dans un éclat de rire. Il est clair que les deux hommes qui partagent quelques séances d’entraînement pourraient se revoir très bientôt. En tout cas, pour sa deuxième saison dans les rangs pros, Jean-Christophe Peraud confirme qu’il fait bien partie des grands du peloton français. Et Bouget reprend : « C’est très positif, d’autant que ce n’était pas vraiment prévu d’être prêt pour cette échéance. » A trois semaines du départ de Paris – Nice, le premier objectif de sa saison, Peraud ne s’avance pas sur ses ambitions : « Un podium ? Ouh la, il y aura la grosse cavalerie et ça ne sera plus la même histoire. » Peut-être, mais la démonstration d’aujourd’hui laisse présager de beaux jours à venir.
Photos DPPI Press – Faugère/Curutchet
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