« Je pense que dans l’âme je suis bien plus vététiste que routier ». Lorsque l’on lit ces paroles, on ne se douterait pas que Frédéric Moncassin fut le vainqueur de deux étapes du le Tour de France en 1996 puis porteur du maillot jaune durant une étape. On ne se douterait pas non plus qu’il était un adepte de Motocross, d’Enduro Moto ou de BMX. Encore moins qu’il fut sélectionneur national FFC sur route de 2004 à 2008. Frédéric Moncassin a marqué le monde la route, milieu qui le faisait vibrer pour : « Les grandes classiques comme Paris-Roubaix ou pour les arrivées au sprint, lorsque ça frottait » explique t’il. Pourtant, Frédéric Moncassin a toujours pédalé sur un VTT : « J’ai fait un premier championnat régional Descente de Midi Pyrénées près de chez moi. Je me rappelle, on m’avait prêté un MBK vert, jaune et violet fluo ! C’était en 1988, je n’étais pas encore pro sur route mais ça m’avait plus ! En 1996, j’ai également participé au Tour de France VTT avec l’équipe Sunn. A l’époque Cadel Evans roulait en VTT. J’y ai d’ailleurs gagné une étape ! ». Ce Haut-Pyrénéen s’octroyait alors occasionnellement des sorties de VTT durant l’hiver : « De toute manière pour s’entrainer, il faut rouler ! Mais je n’aurais pas pu faire comme Jean-Christophe Peraud, jongler sur les deux tableaux » avoue t-il. Puis il confie : « Lorsque j’ai pris ma retraite sportive, je n’ai pas roulé durant six ans. Puis l’on ma proposé de participer à la Red Bull Road Rage (Descente extrême sur route ndlr) l’an passé. J’y ai participé et j’ai même gagné. Ce goût d’adrénaline m’a redonné goût à la compétition ! ». Cette année, accompagné son fils de 13ans, il décide de s’aligner au championnat régional de descente VTT. Qu’il gagne aussi dans sa catégorie. Il raconte la suite : « Je me suis pris au jeu et me suis inscrit aux championnats d’Europe Master à Praloup dans la foulée. J’y suis parti en vacances en famille. J’ai pu m’entrainer là-bas. Mais je ne m’attendais pas à remporter la course ... ». Car sur les hauteurs alpines, il retrouve son ami Christian Taillefer, ancien descendeur professionnel : « C’est une personne que j’aime beaucoup. Pour me charrier il m’a même dit que l’on n’avait pas goudronné la piste. Le jour de la compétition, je me suis foutu une pression monstre. Mais je me suis vraiment fait plaisir ! ». Avec un titre à la clé, Frédéric Moncassin a prouvé une fois de plus que route et VTT sont deux disciplines tout à fait assemblables. Et avec un tel état d’esprit, ce monsieur issu de la route en a déjà surpris plus d’un. Au plaisir de vous revoir Monsieur Moncassin !
Par Bérengère BOËS - Photos Manu Molle
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