«C’est ma première participation. C’est dur mais c’est magnifique ». Pour s’aventurer sur la Pierra Menta il faut un certain cran. De l’endurance. Et beaucoup de passion. Et Julien Tournebize semble posséder tous ces critères. « J’ai participé plusieurs fois à la Transvésubienne ou au Raid des Terres Noires. J’aime ces épreuves. Cela fait que deux ans que je fais du ski alpinisme et ce sport m’a plu car l’effort ressemble vraiment au VTT. Pour tout dire, cette compet’ c’est quatre minis Transvésubienne pendant quatre jours ! C’est grandiose, on l’a compare au Tour de France». En quelques chiffres c’est : quatre étapes, 190 équipages de deux skieurs et bien entendu le meilleur niveau mondial. Epreuve qui attire d’ailleurs de plus en plus la gente féminine car quasiment 20 équipages sont 100% féminins. Laetitia Roux, licenciée au club VTT de Chambéry est la meilleure française de la discipline. Et pour preuve, elle arrivait en toute simplicité à flirter avec le top 10 dans la course des dames en Coupe de France. Côté ambiance, la fête est également de mise : « Samedi c’est l’étape reine ! 3000 à 4000 spectateurs montent en haut du Grant Mont et c’est vraiment animé. Il parait qu’ils y mangent même des fondues en nous attendant … ». Côté performance, Julien a terminé 79ème à la première étape avec son collègue Julien Rizzi et 81ème à la seconde aujourd’hui. La durée de l’effort n’est pas loin des 4h « alors que les premiers font ça en 2h30 ! » admire t-il. Le licencié à La Roue d’Or d’Annecy pousse même plus loin la comparaison avec le VTT: « Le matos est également très poussé et ne ressemble pas du tout au ski alpin de base. C’est d’ailleurs tellement poussé que lorsque tu descends avec ces skis de rando, c’est comme si tu faisais une piste de descente pure avec un vélo de cross en semi-rigide carbone… Les sensations sont complètement différentes, c’est une technique à part ». La compétition dure jusque dimanche. D’ici là, Julien en aura bavé. Mais il repartira certainement avec les meilleurs moments en tête : la montagne, l’effort et la satisfaction de terminer. Et ce, comme à chaque fois…
Par Bérengère BOËS
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