«Je suis finalement partie en cinquième ligne. J’étais censé partir sur la 19e ligne, les commissaires ont été sympas, sinon je n’aurais pas pu remonter comme cela. » Pour sa première saison en masters, Thibault Vassal ne s’attendait pas vraiment à guerroyer pour la victoire.
Lui, cet ancien élites et notamment vainqueur de la Coupe de France marathon (2005) avait délaissé la compétition de haut niveau pour des raisons professionnelles. Commercial pour Specialized, il n’avait pas vraiment eu le temps de rouler avec son nouveau vélo : « J’ai récupéré mon Epic (le même vélo qu’utilisait Christoph Sauser pour son titre mondial en juin) hier au soir à Charmes sur Rhône, au siège France de la marque. Mais sur un tel circuit, j’étais content de rouler avec un tout suspendu. » Si un quatuor composé de Stephan (Lapierre), Chartier (Suresnes), Pommelet (Côtes d’Armor) et le vainqueur de la Coupe de France de l’an passé, Durin (Pernes) menait les débats en début de course, Vassal a patiemment attendu son heure. « Je ne les voyais pas souvent mais je savais que le groupe n’était pas loin. Je voulais revenir devant. » Et c’est à l’entame du dernier tour que l’homme du sud ouest qui épousera mi juin Maryline Salvetat posera ses premières banderilles. Personne ne pourra suivre. « J’ai fait la fin du dernier tour ave des crampes. Mais je suis content. Je n’ai pas de programme défini. Je fais ça en fonction de mon boulot. On m’a dit que Pernes était une belle course, je serais peut – être au départ. » No stress pour cet atypique pilote qui aimerait retourner en bonne condition sur la Transvésubienne. Il a déjà remporté l’épreuve de la côte d’Azur par deux fois (2004 – 2005) : « C’est vrai qu’avec la venue d’Absalon et Schurter et si l’on rajoute au fait que l’on empruntera le parcours historique, ça fait vraiment envie d’y retourner. Si j’ai le temps pour bien me préparer, il me faut un bon mois et demi je pense, je m’engagerais. » Que Thibault Vassal se rassure. Il est déjà sur la bonne voie §
Photos Julien BARETY
|